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A propos de la Route de la Soie
Historiquement, ce que l'on appelle aujourd'hui la « route de la soie », s’étale entre le Ier siècle avant JC et le XVème siècle de notre ère et correspond à un ensemble de routes marchandes transportant divers denrées, suivant divers itinéraires, mais toujours à travers une longue expédition de caravane reliant l’Asie lointaine à l’Europe.
Le terme « route de la soie » n’a fait son apparition qu’en 1877, pour désigner un ensemble hétéroclite d’échanges Est-Ouest dans lequel la soie était une marchandise parmi d’autres, véhiculée par ces caravanes au long cours au côté d’épices ou autres mais aussi d’idées, de mythes, de religions…
Si la route de la Soie est une image très en vogue en ce moment, c’est d’une part parce qu’elle représente le début de l’ère des flux traversant le globe, transportant hommes, capitaux, marchandises et idées d’un bout à l’autre du monde connu, ce qui touche la sensibilité de l’homme moderne; mais aussi parce qu’elle est en quelque sorte le symbole du « rêve d’Orient », de la découverte romantique par l’Occident de ces pays lointains et envoûtants, sur les traces d’Alexandre le Grand, de Marco Polo…
Pékin, Kashgar, Samarcande… : voici des noms qui ont fait rêver les grands aventuriers du XIXème siècle, des conquérants russes aux découvreurs d’inconnus, en passant par les constructeurs du transsibérien, et fait aujourd’hui plus que jamais rêver le voyageur occidental à la recherche de sensationnel, d’inconnu, d’un peu d’aventure en somme.
En effet, ce grand mythe romantique offre sur le plan touristique une palette infinie de possibilités : d’une semaine de visite guidée de l’Ouzbékistan dans des hôtels luxueux ressemblant aux palais des khans d’autrefois au grand voyage impossible traversant toute l’Asie en suivant le tracé des routes de la soie, de Xi’an ancienne capitale de la Chine et de son armée de soldats de terre cuite à Constantinople voire à l’Europe occidentale, en passant par les grands oasis d’Asie Centrale, Turpan, Kashgar, Samarcande, Boukhara, Khiva, puis la mer Caspienne, le Caucase, Trébizonde, ou encore par l’Iran ; l’idée de la route de la Soie, de l’immensité, les splendeurs de l’Asie, cette alliance fait reculer le champs des possibles jusqu’à des limites ailleurs inégalées.